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Cinq mythes et réalités sur la contraception

calendar_today30 Octobre 2025

Un jeune homme en sweatshirt rouge sourit largement, tenant dans la main des préservatifs, devant un distributeur de préservatifs fixés à un mur.
Les préservatifs sont accessibles aux jeunes en Guinée-Bissau grâce à une initiative soutenue par l’UNFPA et la Direction générale gouvernementale des services de santé sexuelle et reproductive. © UNFPA Guinée-Bissau/Gaia Squarci

NATIONS UNIES, New York – Dans le monde, plus de personnes que jamais utilisent des méthodes modernes de contraception. Le nombre d’individus à en utiliser a  presque doublé depuis 1990, une avancée majeure en matière de santé publique, qui a permis à des millions de jeunes d’éviter une grossesse non intentionnelle et de décider de leur avenir selon leurs propres conditions.

Pourtant, on estime que 224 millions de femmes dans les régions en développement souhaitant éviter une grossesse n’utilisent pas de méthodes sûres et efficaces de planification familiale. Pour beaucoup trop d’entre elles, le droit fondamental à choisir d’avoir ou non des enfants continue d’être menacé. Ces obstacles sont accentués par la désinformation sur la contraception qui circule plus vite que jamais en ligne.

En tant que plus grand fournisseur mondial de produits de santé reproductive, l’UNFPA (l’agence des Nations Unies chargée de la santé sexuelle et reproductive), distribue des contraceptifs aux personnes qui en ont le plus besoin, sur toute la planète. Nous vous présentons ci-dessous des faits afin de lutter contre les mythes les plus répandus ; vous pouvez consulter notre FAQ sur la contraception pour en savoir plus.

Mythe : la contraception est dangereuse.

Réalité : les formes modernes de contraception font partie des médicaments les plus prescrits et les mieux étudiés qui existent. De grandes organisations de la santé confirment que la plupart des contraceptifs hormonaux sont sûrs pour la majorité des personnes. Pour celles qui ne souhaitent pas utiliser de contraception hormonale, toute une gamme de méthodes non hormonales existent.

Comme avec tous les médicaments, il peut y avoir des effets secondaires associés à certaines méthodes modernes de contraception. Les prestataires de santé qualifié·e·s  sont en mesure de donner des informations exactes sur les différentes possibilités de contraception afin que chacun·e puisse choisir la méthode qui lui convient le mieux.

Notons que les risques de santé associés à une grossesse non intentionnelle sont bien supérieurs à ceux associés aux méthodes modernes de contraception. Les individus doivent comparer les potentiels effets secondaires des contraceptifs disponibles et ceux d’une grossesse non intentionnelle.

Mythe : utiliser une contraception peut provoquer un avortement.

Réalité : les contraceptifs ne provoquent pas d’avortement ni de fausse couche. Les contraceptifs modernes empêchent la fécondation ou l’ovulation, ce qui signifie qu’ils empêchent la grossesse de survenir. Les méthodes modernes ne portent pas atteinte à une grossesse préexistante, ni à un ovule fécondé déjà implanté.

La contraception d’urgence empêche également la grossesse de survenir. Puisqu’elle ne permet pas d’interrompre une grossesse, elle ne peut être considérée comme agent abortif. La contraception d’urgence n’est pas efficace si la personne est déjà enceinte et ne peut en aucun cas provoquer un avortement ou une fausse couche.

Mythe : la contraception réduit la fertilité.

Réalité : les contraceptifs ne provoquent pas d’infertilité. Si certaines méthodes hormonales comme les injections peuvent temporairement retarder la reprise de l’ovulation et des règles, c’est un effet provisoire qui ne provoque pas d’infertilité permanente. Dans la plupart des cas, la fertilité revient à son niveau normal dans les quelques mois (maximum) qui suivent l’arrêt d’une contraception hormonale, et immédiatement après l’arrêt d’une contraception non hormonale.

Les contraceptifs ne réduisent pas non plus la réserve ovarienne (c’est-à-dire le nombre d’ovules présent dans l’organisme) et ne provoquent pas de ménopause précoce. La réserve ovarienne des femmes décroît naturellement avec l’âge et la contraception n’a pas d’effet sur cela.

Mythe : les méthodes naturelles de planification familiale sont moins dangereuses que les méthodes hormonales.

Réalité : ces dernières années, des méthodes alternatives de prévention des grossesses sont devenues populaires, notamment sur les réseaux sociaux. Il s’agit notamment d’applications de suivi du cycle et de méthodes de connaissance de la fertilité, comme la prise quotidienne de température corporelle. Ces méthodes sont présentées comme « plus sûres ». Si elles peuvent fonctionner pour certaines personnes, elles ne sont pas efficaces pour tout le monde. Il est essentiel de garder à l’esprit que ces méthodes dites « naturelles » sont beaucoup moins susceptibles d’éviter une grossesse que les méthodes modernes. Le présupposé selon lequel elles seraient « plus sûres » doit être évalué à la lumière des risques qu’une grossesse elle-même peut faire peser sur la santé des femmes.

Même avec une utilisation parfaite, les méthodes naturelles peuvent n’avoir qu’une efficacité moyenne pour empêcher une grossesse, et cet usage parfait est difficile à assurer pour la plupart des femmes, en particulier sur une longue durée. L’UNFPA admet que dans certaines cultures, les personnes peuvent préférer les méthodes naturelles, et celles-ci font partie des conseils proposés par l’UNFPA en matière de planification familiale.

Il est essentiel de savoir que les méthodes de contraception les plus efficaces sont les méthodes modernes. Elles ne présentent pas de danger pour la grande majorité des personnes. Pour les femmes qui souhaitent éviter les contraceptifs hormonaux, il existe des méthodes modernes non hormonales qui sont plus efficaces que les méthodes naturelles, telles que le DIU au cuivre.

Mythe : il ne faut pas utiliser de contraception si l’on est célibataire ou si son/sa partenaire ne le souhaite pas.

Réalité : certaines personnes affirment que fournir des contraceptifs aux jeunes non marié·e·s promeut des « mœurs légères ». C’est faux. Les études montrent que fournir aux gens, notamment aux adolescent·e·s, un accès à des informations et à des services relatifs à la santé sexuelle et reproductive n’est pas lié à une quelconque augmentation de leur activité sexuelle. Au contraire, cela leur donne les informations nécessaires pour prendre des décisions responsables en ce qui concerne leur corps et leur santé, au présent comme à l’avenir.

On prétend par ailleurs qu’il ne faudrait pas utiliser de contraception si le ou la partenaire souhaite avoir un rapport non protégé. C’est également faux. Chaque individu a le droit de décider s’il souhaite ou non vivre une grossesse. Personne ne doit subir une quelconque pression à avoir des rapports sexuels non protégés, même avec des partenaires de longue date, si ce n’est pas son choix. Faire pression sur quelqu’un pour avoir des rapports non protégés contre sa volonté est un acte grave appelé coercition reproductive. Il s’agit d’une forme de violence et d’une violation du droit à l’autonomie corporelle et à la liberté reproductive.

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