Cox's Bazar (Bangladesh)
Huit ans après l’exode forcé des Rohingyas depuis leurs foyers du Myanmar, plus d’un million de membres de cette population restent bloqués dans les camps de réfugié·e·s du district bangladais de Cox’s Bazar, et plus de 35 000 autres personnes se sont installées sur l’île de Bhasan Char. Plus de la moitié sont des femmes et des filles, vivant dans des conditions précaires qui les contraignent à dépendre entièrement de l’aide humanitaire.
La plupart des réfugié·e·s vivent dans des refuges provisoires et surpeuplés qui n’offrent que très peu d’intimité et d’installations sanitaires et sont très vulnérables aux chocs climatiques, comme les cyclones, les incendies et les glissements de terrain. La réduction des financements humanitaires a poussé les services de base au bord du gouffre, et l’augmentation des problèmes de sécurité dans les camps expose de plus en plus les femmes et les filles à la violence.
Avec le gouvernement du Bangladesh, l’UNFPA fournit des services de santé sexuelle et reproductive aux femmes et aux filles des camps et des communautés d’accueil. Cela comprend notamment la formation et le déploiement de sages-femmes (se spécialisant dans les complications et les urgences obstétricales) et de spécialistes de santé maternelle, ainsi que la mobilisation d’un réseau de travailleurs et travailleuses communautaires qui mènent des actions de sensibilisation aux services disponibles. L’UNFPA finance également de nombreux établissements de santé et fournit plus de 90 % des produits de santé reproductive de l’intervention humanitaire.
En outre, l’UNFPA finance 46 espaces sûrs pour les femmes et les filles, qui assurent une prise en charge médicale complète, apportent une assistance psychosociale aux survivantes de violence, et les orientent vers des services spécialisés. D’autres centres proposent une aide psychologique, le développement des compétences et des formations professionnelles pour les femmes, les filles et les garçons.
Mise à jour : 25 novembre 2025