09 Décembre 2024

Tradition, chasteté, éligibilité au mariage. Voilà quelques-unes des raisons avancées pour expliquer que la plupart des femmes et filles d’Égypte aient subi une forme ou une autre de mutilations génitales féminines.

En vérité, cette pratique néfaste est alimentée par des préjugés de genre, par la misogynie et l’inégalité. 

Nous vous emmenons à la rencontre de plusieurs personnes – grands-mères, pères, agriculteurs, enseignants et commerçants – qui se sont rendu compte qu’il s’agissait d’une forme de violence basée sur le genre et ont décidé qu’il fallait y mettre fin. Poursuivrez votre lecture pour découvrir comment ces individus sont devenus des acteurs du changement au sein de leurs communautés.

« J’ai appris l’impact néfaste qu’avaient les mutilations génitales féminines sur les femmes et les filles, et que cela n’avait aucun fondement médical ni religieux. Nous détruisons l’avenir [des filles] … Cette pratique n’est absolument pas nécessaire. »
- Zanaty.
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Ces ateliers ont été une vraie découverte pour Hussein Shehata, qui regrette d’avoir soumis ses filles aînées à des mutilations génitales. « C’était la tradition. Je pensais que nous protégions la chasteté des filles », déclare-t-il.
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Deux des filles de Hussein jouent sur les marches de leur maison.
« Les médecins pratiquaient les mutilations génitales féminines tard le soir, en secret. Il ne faut pas rester dans l’obscurité, nous devrions toujours essayer d’améliorer les choses. »
- Hussein.
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Sabry Ibrahim, ici avec sa famille, a participé aux ateliers Faire participer les hommes et les garçons. « Je parle désormais à toutes les personnes qui entrent dans ma boutique de la prévention de la violence à l’égard des femmes et des filles », dit-il.
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Fahd Mohamed est lui aussi convaincu que filles et garçons doivent être traité·e·s équitablement. « Les mutilations génitales féminines sont un problème familial, et en famille, pas de différence entre un homme et une femme », affirme Fahd à l’UNFPA.
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Georgi a été formé pour proposer des discussions intergénérationnelles qui permettent combler le fossé entre les jeunes et les personnes âgées.
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« Nous rassemblons des familles entières, un mari, sa femme et leurs filles, et nous passons la journée ensemble », explique Georgi. « Vous auriez dû voir cette maison hier, il y avait plus de 50 personnes. »
« Si vous êtes sur le point de vous marier, que vous importe que cette femme ait subi des mutilations génitales ? N’est-ce pas plus important d’être d’accord sur d’autres choses pour construire une vie ensemble ? »
- Georgi

Faire participer les hommes et les garçons est essentiel, mais les femmes et les filles restent bien évidemment au cœur de l’élaboration de leur propre avenir et de celui des générations futures.

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Shadia a remarqué un changement générationnel : les jeunes parents sont plus susceptibles de renoncer à cette pratique néfaste. La génération plus âgée résiste, notamment les autres grands-mères qui ont un rôle décisionnaire majeur dans ce domaine.
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Shadia est déterminée à convaincre sa génération que les mutilations génitales féminines doivent cesser. Elle utilise des arguments religieux et juridiques, et rend aussi les sessions conviviales pour que les personnes aient envie d’y participer.
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L’initiative de Shaimaa associe cours de compétences professionnelles et discussions sur les mutilations génitales féminines et autres questions liées aux droits et à la santé sexuelle et reproductive.
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Une jeune fille de 16 ans du groupe de Shaimaa lui a demandé de l’aide afin de protéger sa sœur des mutilations génitales. Shaimaa a pu parler avec sa mère et grâce à une discussion et beaucoup de compréhension mutuelle, les parents ont changé d’avis.
« Offrir des compétences aux femmes pour qu’elles soient autonomes est essentiel pour leur donner le contrôle de leur propre vie »
- Shaimaa.

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