« C’est une fille ! », annonce Obodji Caroline, formatrice dans une école d’obstétrique à Abidjan, la plus grande ville de Côte d’Ivoire. La « nouveau-née » s’appelle Natalie, et c’est un mannequin.
Vu la pénurie mondiale de 900 000 sages-femmes, la formation de la prochaine génération de cette profession vitale est une priorité pour l’UNFPA Fonds des Nations Unies pour la population), afin d’empêcher des décès évitables et d’assurer des accouchement sécurisés. L’école de formation d’Abidjan fait partie des huit structures de ce type que l’UNFPA soutient dans le pays.
Les mannequins comme Natalie pèsent 3,3 kg, le poids de naissance moyen d’un bébé né à terme. Ils servent à simuler l’accouchement, notamment les accouchements d’urgence, dans un cadre sécurisé et réaliste, sans risques – car dans la vraie vie, il n’y a pas de répétition possible.
En Côte d’Ivoire, les femmes sont nombreuses à accoucher sans l’aide d’un·e professionnel·le de santé qualifié·e. Grâce au soutien de l’UNFPA, l’Institut national de formation des agents de santé fait son maximum pour inverser la tendance et lutter contre les taux très élevés de mortalité maternelle et de grossesses chez les adolescentes, ainsi que contre la faible prévalence de la contraception.
Petit aperçu de l’école d’obstétrique d’Abidjan.



Les élèves de l’école suivent également une formation sur les méthodes de planification familiale. On voit ici une élève qui tient un flacon de Noristerat, un contraceptif injectable.








En tout, les écoles de sages-femmes de Côte d’Ivoire ont formé 2 796 sages-femmes en 2024. Lorsque les élèves obtiennent leur diplôme, au bout de trois ans et demi d’études, ils et elles possèdent des compétences qui sauvent des vies et leur permettent d’aider les femmes enceintes et les nouveau-nés.
« Pour sauver un plus grand nombre de vies, nous avons besoin de plus de sages-femmes. Les programmes de formations de l’UNFPA en obstétrique permettent de combler ce manque, en particulier dans les zones rurales et difficiles d’accès », déclare Mme Diene Keita, directrice exécutive de l’UNFPA. « L’école de sages-femmes que j’ai visitée à Abidjan est un modèle d’excellence et renforce les standards de soins obstétricaux en Côte d’Ivoire. »
Le partenariat de l’UNFPA avec le gouvernement de Côte d’Ivoire aide à réduire la mortalité maternelle et à accroître l’usage de contraceptifs modernes, afin que chaque grossesse soit désirée et qu’aucun décès maternel évitable ne survienne.